D’entrée de jeux, il a été convenu que l’imitation est un préalable à la formation, avant que l’esprit de l’apprenant n’acquiert une certaine indépendance à l’égard des bases pour s’acheminer vers des créations originales ; d’où le cheminement du dessein d’observation au dessein d’imagination.

Mais il semblerait que les graphistes africains aient du mal à dépasser le stade de l’imitation, à tel point que les panélistes ont déplorés « un formatage à l’occidental » de ceux-ci. Pourtant, c’est aux jeunes africains d’influencer le monde créatif et non le contraire.
Ainsi, au-delà du fait même de savoir si l’industrie créative ouvrait ses portes aux jeunes graphistes africains, la grande problématique de cet atelier d’échange était de savoir Quelle est la contribution des infographistes africains dans l’art digital ?
Pour mener les discussions, cette sixième session de 60MN graphisme accueillait Jean Maurell Adiaffi, graphiste, CHABA THEO, Directeur Artistique, St Blanc Kassy, directeur de vente à Côte Ouest audiovisuel et James Assonvoh, concepteur rédacteur ; tous trois co-fondateurs d’un projet qui révolutionnera sans doute l’industrie créative de marque africaine : le cabinet Black and White institute, un cabinet de formation à l’art digital.

De leur analyse de l’environnement actuel, il est ressorti qu’il existe un véritable potentiel créatif chez les graphistes africains et une richesse culturelle qui n’attendent que d’être exploités. Malheureusement, de nombreux obstacles freinent l’explosion de cette créativité digitale : le monde des graphistes est peu connu, très peu d’institutions de formation existent ; et lorsque c’est le cas, celles-ci sont peu efficientes et ne répondent pas aux besoins des marchés. Les panélistes ont également eu à déplorer un souci d’accessibilité aux outils informatiques et le manque de fédération des graphistes. Tous ces problèmes, accentués par la situation politique instable du continent et la disparition de l’identité africaine qui menacent freinent l’évolution de l’art digital africain.
Pourtant les opportunités ne manquent pas : l’industrie de l’art digital demeure un marché très peu saturé en Afrique, alors qu’il y’a de plus en plus une véritable demande de touches africaines de la part des clients. C’est donc un vaste marché mondial qui s’ouvre aux graphistes africains dans lequel ils pourront investir et promouvoir l’art africain au travers de leur savoir.
Les co-fondateurs de Black and White Institute qui n’ont pas voulus restés passifs face à ce diagnostic ont présenté au public leur contribution pour faire évoluer les choses dans le bon sens : une structure de formation orientée vers l’enseignement technique supérieur, dédiée à la communication et aux arts appliqués ; et qui rassemble des formateurs de haut niveau déjà en fonction dans le milieu créatif (Agence de publicité, régie publicitaire).
La politique de formation de Black and White Institute qui a consolidé sa réputation d’expert auprès des entreprises et institutions partenaires, repose sur le concept ‘’Made by you made for you’’, qui met un point d’honneur au talent et à l’implication des jeunes étudiants tout en faisant appel à leur passion pour l’art graphique.
 

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