Un véritable coup de cœur !
Cela fait maintenant un mois que je nourris le désir profond d’être à Accra, la capitale du Ghana, pour prendre part à un événement particulier. Il s’agit du CHALE WOTE* STREET ART.
Attention les yeux, préparez vos appareils photo. Crédit : Oualid Khelifi
Je l’ai découvert en août 2015 grâce à Musah Swallah, un ami peintre d’origine ghanéenne. Rien que d’y repenser, mon cœur fait de petits bonds. Dire que j’hésitais à sortir de la maison ce samedi 22 août là. Il faisait trop chaud comme c’est souvent le cas à Accra. J’avais un petit blues. Abidjan me manquait. C’est que les coupures de courant et d’eau, vivre toute seule dans une grande maison avec le perroquet de ma proprio, altérait parfois ma bonne humeur naturelle. Mais Musah a insisté. Il m’a dit que j’adorerais, que c’est le genre d’activités que je regretterais de ne pas expérimenter. « Come and see », qu’il disait.
African Electronics 2015 Crédit photo: Oualid Khélifi
Je l’ai retrouvé dans son quartier à Nima et nous avons continué à Jamestown, lieu du festival. Sur le chemin, il a pris la peine de me situer dans le contexte.
Le CHALE WOTE STREET ART  est un festival qui a lieu une fois par an depuis 2011. Il rassemble sur une même rue de Jamestown, quartier historique de Accra, Art visuel et Art scénique. Avec des centaines d’artistes venus du monde entier et des milliers de festivaliers, la rue ATTA MILLS est inondée de créations à chaque recoins. Le festival se déploie sur différents espaces culturels (Galeries et centres culturels) dans la ville, mais Jamestown en est le cœur. Chaque année, un thème est défini. En 2015, c’était :  » African Electronics ». Je me suis un peu documenté et j’ai constaté que les thèmes ont toujours ce côté très conceptuel et abstrait qui tiraille sinon challenge la créativité, l’imagination. En 2014 par exemple, c’était : « Death: An Eternal Dream Into Limitless Rebirth »*.
Crédit photo : Ghana web
Quand Musah et moi sommes arrivés à Jamestown, la mise en place était encore en cours. Il était 9 heures. Musah devait installer son matos avec sa team de peintres tous originaires du quartier populaire de Nima. Ils vont réaliser une fresque murale. On fait un tour au « Brasil Lane ». C’est un duplex à l’architecture coloniale. Des brésiliens noirs à la recherche de leur généalogie en ont fait une maison dédiée à la promotion de l’Art avec en haut une Galerie d’Art.  C’est là que tout débute pour moi. J’ai le coup de foudre. Les couleurs vives, la mer à côté, les pirogues, le phare rouge, les quelques peintures ci et là sur des murs parfois délabrés, me captivent. Tout ça est d’un charme…
 

Inside the brasilians slaves house, one of the headquarters of the festival. The streets have been tuned for the circumstance. Beside the sea, the air is fresh. A beautiful day is coming. #ChaleWoteStreet #Accra #Art
Une photo publiée par Orphelie Thalmas (@afro_bobo) le 22 Août 2015 à 2h09 PDT

Le DJ du festival a lancé la machine. J’entends la musique au loin. Du reggae. Ça y est c’est bon. Je suis prise là ! J’oublie un instant Musah. De toutes façons il est trop occupé à sortir les pots de peintures, les pinceaux et les escarbots. J’ai la dalle. Je me renseigne. Une « Auntie » vend du « Fried Yam » pas loin. Je décide donc d’arpenter la rue des festivités. Les artisans sont maintenant installés. En deux heures c’est un monde de diversités qui se retrouve là. Je suis un peu dépassée. Les looks afropunk, vintage, traditionnels, urbains, atypiques. Je regrette un moment d’avoir laisser mon appareil photo à Abidjan. Bref je flâne, me laisse guider par mes pas. Il y a tellement de choses à voir, trop de choses. Des danseurs, des installations artistiques, des performances étranges et fascinantes, un concert sur le toit d’un immeuble, des Graffitis et peintures 3D en live, des slameurs… Les gens se rencontrent, se parlent, dansent, chantent, sans complexe.  

Live en hauteur au beau milieu du festival. #ChaleWote #Art #Jamestown #Accra
Une photo publiée par Orphelie Thalmas (@afro_bobo) le 23 Août 2015 à 3h01 PDT

Alors oui je suis tombé amoureuse, mais j’aurais préféré être préparée à ça. J’étais tellement dépassée que je ne savais plus où mettre la tête. Comment se fait-il qu’il existe un festival d’une telle envergure et qu’il m’ait fallu attendre la cinquième édition pour le d��couvrir ? Pire peu de personnes, sinon quasiment aucune dans mon entourage francophone ne connaît le CHALE WOTE STREET.

Une des performances du Festival. #Art #Accra.
Une photo publiée par Orphelie Thalmas (@afro_bobo) le 22 Août 2015 à 6h30 PDT

Anyway, cette année je serai prête. Du 15 au 22 août, ils remettent ça. Le thème : SPIRIT ROBOT. Je ne pourrai pas participer à tout le festival parce que j’ai des obligations professionnelles à Abidjan, mais je pourrai être là les deux derniers jours (les plus intenses).
Crédit photo : Oualid Khélifi
Autant vous dire que j’ai hâte au point où je m’inquiète de me planter. J’ai deux journées pour capter l’essence du festival et en faire un compte rendu sous toutes ses formes média. Et si vous aussi vous avez prévu y être, faites moi signe. Plus on est de fous, mieux on s’éclate. Travaillez votre souffle surtout, parce qu’il en faut pour explorer cet univers de dingues inspirés.
Trouvez ici le PLAN DE L’EDITION 2016.
* Vas y mec !
* La mort: Un Rêve Éternel dans une renaissance Illimitée
 

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