Vous pouvez toujours vous rendre à la Fondation Donwahi. L’exposition continue jusqu’en Novembre.
Vendredi j’ai été à la Fondation Donwahi. Samuel Fosso exposait « african spirits » comme je l’avais déjà annoncé ici. 14 autoportraits (ou selfie, amis du 21ème siècle) exposés pour la circonstance. On pourrait finir par parler de « portraits « tout-court ». En effet, le photographe camerounais s’efface sur chaque photographie. Ce n’est plus lui que le spectateur voit. Images après images, on est face à l’histoire de la lutte pour la cause des africains et des noirs.
Des figures emblématiques sillonnent la pièce : Léopold Sédar Senghor, Angela Davis, Lumumba, Martin luther King… Les interprétations de Samuel Fosso sont menées avec engagement et brio. En fait il n’interprète pas, il incarne. On ne le reconnaîtrait pas dans la pièce tant il s’est fait oublier. De quoi remettre en question l’idée qui veut que l’autoportraitiste soit un narcissique profond.

L’installation de la Fondation Donwahi est favorable au jeu. Dans la première pièce on tente d’identifier chaque personnage, parfois avec hésitation, parfois avec assurance. Dans la deuxième pièce on compare nos réponses à la correction et on se moque assez souvent de ses erreurs. Une belle leçon d’histoire que m’a offert ce vernissage. Parfois nous oublions les symboles de ces événements marquant qui font l’histoire du peuple noir. Nous avons un devoir de mémoire qui parfois nous échappe. Ces photographies m’ont mise face à l’histoire. La nôtre. J’ai été à l’école vendredi. J’ai étudié l’histoire.

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