Kouadio Samuel Timothée OUEDRAOGO, 20 ans. Etudiant en Cinéma Filière Image et Photographie. Il a travaillé avec les agences Intuition DraftFCB, 6eme Sens, GSM notamment
Cette année nous fêtons les 120 ans du cinéma, 120 ans de pur plaisir, d’émotions et de souffrances. On a trouvé en ce septième art quelque chose d’inné en nous : On aime le cinéma.
En Afrique, nous célébrons 60 ans de cinéma. Ce cinéma là crie plus de souffrance que de plaisir cependant. Un public plus attiré par les produits hollywoodiens (faut-il leur en vouloir), des productions boudées pour leur qualité douteuse…
Mais il y a de l’espoir. Cette année grâce à Timbuktu de Abderrahmane Sissako, nous nous rappelons que nous avons de la ressource. Le film ne cesse de se faire connaitre au niveau mondial, couronné par deux grandes sélections : Festival de Cannes (Sélection Officielle) et en liste pour le meilleur film Etranger aux Oscars 2015. Mais le Cinéma africain ne se limite pas qu’à ça. 60 ans c’est beaucoup et nous sommes passés par différentes périodes.
Nous vous proposons cette entrée en matière histoire de planter le décor.
Qu’est ce que le Cinéma Africain de nos jours ? Comment s’exporte t-il ? Est – il vu par les Africains ?
Je serai ravi de vous montrer les produits sortis de nos racines, de les décortiquer. Pour l’instant je me limite à vous faire le mot d’introduction en vous donnons ma vision du cinéma.
Pour moi un film africain c’est un film qui parle de l’Afrique, de sujets qui concernent l’Afrique, peu importe son origine. On ne se limitera pas la production pour déterminer la nationalité du film, surtout chez nous. Une grande partie de l’Afrique ne dispose pas des moyens et des compétences nécessaires pour ce qu’on appellerait un film “potable” sans grand problème. L’alternative classique est donc la Co-Productions mais rarement des Co-productions entre Africains, l’Europe y aide beaucoup. Quoiqu’il existe des talents. Pour me répéter, je dirai qu’il y a ce vide en terme de moyens financiers qui freine le décollage.
De l’autre côté l’abandon de salles a profité à la télévision qui détient le monopole de distribution de film; aussi de la distribution de vidéos de salon (Ex: Nollywood) sur support DVD et internet. Ceci explique la quasi inexistence du cinéma indépendant de l’apprentissage des métiers à l’exécution en passant par la production. Parmi ces généralités nous avons certains pays qui font l’exception : L’Afrique du Sud, Le Maroc, La Tunisie, le Kenya, Le Nigeria, Le Burkina Faso qui sont autosuffisants mais pas au même niveau. Il reste tout de même beaucoup à faire.
Néanmoins, je reste positif à propos de ce cinéma qui a beaucoup à dire.
Bientôt vous aurez ici des critiques. Vous découvrirez et (re)découvrirez des productions africaines et à propos de l’Afrique. Pour l’heure je vous souhaite une BONNE ANNEE CINEMATOGRAPHIQUE.

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