Il est né en 1981 au Zimbabwé, alors ancienne Rodhésie. Kudzanaï Chiuraï vit maintenant en Afrique du sud et parcourt le monde au gré des expositions. Premier diplômé noir, en arts plastiques, de l’université de Pretoria, son travail se veut le miroir de la situation socio-économique et politique du Zimbabwe. L’artiste mise sur la mise en scène dans ses clichés, dénonçant la mauvaise gouvernance en Afrique et les guerres. Il pointe ouvertement du doigt des dirigeants tel que le Président Zimbabwéen, s’exposant à des menaces touchant à sa personne et à sa famille. Mais ces actes de dissuasion n’entament pas son engagement qui en fait aujourd’hui un symbole. Depuis 1999, il n’est plus retourné dans son pays natal, préférant l’exil.
 

 
 
« Everything’s political in the sense like how we’re socialized. »
A ce jour, reconnu à l’international, il a participé à Figures & Fictions: Contemporary South African Photography (Victoria and Albert Museum, Londres) Impressions from South Africa, 1965 to Now (MoMA, New York) et Documenta (13) (Cassel, Allemagne), La Biennale de Dakar (2006).
 

Kudzanaï est décrit comme un poète, un activiste, un philosophe qui provoque, se faisant le porte voix des sans voix, rejetant, la xénophobie, la corruption, les trafics de diamant… D’abord très éloigné des uestions politiques, habitu�� à peindre des paysages et des portraits, il soutient ue tout autour de nous relève de la politique, et ue l’on ne peut s’y soustraire. Il créera la contreverse en 2008 dans un contexte de violence post-électoral au  Zimbabwé, en réalisant une séries d’oeuvres décrivant Robert Mugabé. Son style me fait beaucoup penser à l’ivoirien Paul Sika. A vous d’apprécier.

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