« Je ne suis pas sûre que je pourrai en être ». Un sms qu’on a tous un jour reçu et dont on connaît généralement le vrai sens: « Je ne viendrai pas. ». J’ai envoyé ce sms à un ami en me confondant en excuse. Je ne me sentais pas bien. L’excuse facile d’une paresseuse du dimanche.
Une femme admirable!
 
Yahn Aka est animateur d’une émission radio « Bien être litteraire », écrivain aussi,  et pleins d’autres choses. Mais c’est l’animateur qui nous intéresse ici. Yahn est cet ami qui ne s’est pas laissé distraire par mon sms. Were were Liking (la seule et unique), maman du village Kiyi M’Bock, était son invitée du jour.
La blogueuse culturelle que je suis, était au summum de l’excitation à l’idée d’un bon et beau sujet. Quelques jours donc avant le rendez vous, Yahn m’invitait en tant que chroniqueuse et je n’hésitai pas à dire oui. La mauvaise foi qui faillit se saisir de moi une heure avant l’enregistrement, m’abandonnai quand je me fis un film de ce que serait la rencontre avec l’auteure de « le parler chanter », membre de l’ASCAD, chanteuse avec les reines mères… Je ne fus pas déçue.
Parle ou chante. Mais dis la vérité.
 
Arrivée in extremi à l’heure, je fus témoin du bagage intellectuel qui caractérisait la femme. J’ai pu à travers les échanges sur son livre avec Mathurin Goli Bi et Abou Diarra, tous deux dramaturges, avoir un bande annonce alléchante de ce recueil de pièces de théâtre. Dans le fond, on y parle de viol, d’inceste, de trahison,  de révolte. Dans la forme, il ressort que Wêrê Wêrê ne s’enferme dans aucune règle du genre théâtral. Elle exprime des choses, sort ce qu’elle a en elle, écrit. Mathurin Goli bi Irié qui a lu son livre avec intérêt affirme que son titre n’est pas aussi fort que le contenu de son oeuvre. L’intelectuelle autodidacte a également pu écouter la critique de Abou Diarra qui s’est penché sur une étude des thèmes abordés dans « Le parler chanter ».
Yahn Aka, jeune activiste pour la littérature en Côte d’Ivoire, au micro.
Le regard bienveillant,  le sourire facile, elle repondait aux interrogations de chacun de nous, parfois impassible, parfois amusée, toujours impliquée. Wêrê wêrê a parlé de l’importance du théâtre,  de la nécessité d’une promotion adaptée à notre environnement actuel. Elle s’est également arrêtée sur la spiritualité.  Et je dois avouer que j’ai été soufflée par son élévation et son ouverture d’esprit. « Quand vous êtes adossés à un arbre, vous ne le voyez pas, mais vous le sentez. C’est ça Dieu. » J’ai compris écoutant son développement que la foi dépasse la religion. L’artiste multidimensionnelle s’est demandé pourquoi on pensait systématiquement à la sorcellerie quand on evoquait la part de spiritualité de l’Afrique. Ce point a retenu mon intention. Peut être pourra t-elle mieux y revenir à l’occasion de l’émission radio « Culturama » sur la web radio « Classe Fm », auquelle je lui ai demandé de participer très prochainement.
C’était un enregistrement rythmée,  un débat passionné mais modéré. Je suis ravie d’y avoir pris part et je remercie Yahn pour l’initiative.

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