D’abord je vous situe dans le contexte.
En Côte d’Ivoire, nous avons un festival annuel qui réunit plusieurs restaurateurs spécialisés dans les grillades. On l’appelle le Festival des grillades. Eh oui ! Ils n’ont pas fait compliqué pour le nom, mais le concept est au moins original. L’idée est donc de combiner gastronomie, musique, et échanges de culture. Car en effet à chaque édition, un pays est invité pour présenter et promouvoir sa cuisine locale. Pour la neuvième édition du festival, c’est l’Afrique du Sud qui était le pays guest.
Poissons, poulets, crustacés… Crédit photo : Page facebook du Festival des grillades
Pourquoi un Festival des grillades ? Pourquoi pas un festival de la gastronomie ? Pourquoi pas un concept plus global ? Pourquoi un festival si spécifique ? Nous avons bien des sauces, des pâtes… J’ai une petite proposition de réponse. Parce que en Côte d’Ivoire les grands espaces de restaurations privilégient les grillades qui par assimilation englobent le braisé. Parce qu’à vrai dire c’est ce que la grande majorité préfèrent déguster en groupe. Ça se cuisine rapidement et ce n’est pas exigent en termes de salubrité en plus d’être délicieux. Qui n’aime pas le poulet, le mouton, le cabri, l’escargot, ou le crabe braisé ? Pas étonnant donc que ce festival soit le plus visité en Côte d’Ivoire. Le monde qui y afflue occupe tous les espaces à ciel ouvert du Palais de la Culture.

Me concernant, il aura fallu attendre la neuvième édition pour que je fasse un tour à 360° de cet événement. Sisi j’ai fait le festival complet ! Et le dîner privé du jeudi 8 septembre, et le premier jour du festival le samedi 10, et la dernière journée du dimanche 11.

Jeudi 8 septembre : Dîner en prélude à l’ouverture du festival

Dress code : Black and White. J’ai mangé du zèbre braisé et du poulet péri péri, des spécialités sud-africaines que je découvrais. Le zèbre a le goût du boeuf avec un léger arrière goût que je ne suis toujours pas arrivée à définir. Le péri péri est clairement goûteux avec une pointe d’épice. En bonus, j’ai écouté la chanteuse Zahara en Live et j’ai dansé sur du Nst Coffie.

Samedi 10 septembre : Jour 1 du festival

Pour éviter le long rang avant l’entrée, j’ai débarqué sur les lieux autour de midi. Je suis vite entrée. Une hôtesse MAGGI m’a remis de quoi assaisonner mes repas : 2 sticks arôme Maggi. Dix mètres plus tôt, une autre a aussi voulu m’en offrir. J’aime cadeau, mais n’abusons pas. Je l’ai gentiment remercié. Bref ça c’était l’entrée. Après avoir fait le tour des installations, rencontré des connaissances, je me suis posé pour manger. Histoire de changer j’ai commandé du crabe braisé, de l’escargot farci et deux brochettes d’escargots braisés. Oyé la marinade ! J’ai tout englouti. Mon équipier de tournage et réalisateur m’a rejoint plus tard. Ah oui ! je vous réserve une vidéo ICI C’EST BABI (voir ici).

Dimanche 11 septembre : Dernier jour du festival – dernier jour de tournage

On a filmé la bouffe à fond. Plus d’une cinquantaine de stands dont douze exclusivement dédiés Maggi. Je ne pouvais pas tout manger. Bonjour l’indigestion ! J’ai donc découvert la fameuse viande séchée du Niger (Le Clichi), j’ai redécouvert le cabri braisé du Bolikro qui a fait le déplacement de Yamoussoukro à Abidjan, avant de retourner aux crabes et escargots braisés (mes coups de cœur).
 

Le Clichi du Niger au Festival des grillades d’Abidjan. #FGA2016 #MaggiCotedivoire
Une vidéo publiée par Orphelie Thalmas (@afro_bobo) le 12 Sept. 2016 à 6h25 PDT

Mention spéciale à l’organisation

Avec plus de 80.000 participants enregistrés, je dois dire que j’ai eu de l’admiration pour l’organisation en complicité avec les différents sponsors. Des points d’eau dispersés sur chaque espace de restaurations pour l’hygiène, des points de rechargements MTN Côte d’Ivoire et d’enregistrement pour le Mobile money, des tickets de rafraîchissement avec différents points d’approvisionnement, Un espace VIP bien positionné avec confort et vue sur le podium où défilait plusieurs artistes, une animation en continue avec interaction avec le public, des lots offerts à la suite de jeux originaux. Petite innovation : Il y avait la possibilité de régler sa note de façon électronique. Il suffisait d’avoir un tag MTN mobile money qui était distibué sur place et de l’utiliser comme carte de crédit.
 
Seul hic. La pluie contre laquelle personne ne pouvait rien faire. Mais apparemment c’est mal connaître le public ivoirien. Ça ne les a en rien freiné. Bon il y avait des parasols mais c’est toujours désagréable quand on veut se déplacer.
Concernant les prix. Ça dépend vraiment des stands. Par exemple, j’ai trouvé que le cabri braisé était en quantité ridicule à 3500 francs CFA. Mais j vais supposer qu’ils ont facturé le déplacement de Yamoussoukro à Abidjan (Rires). Au contraire j’ai trouvé que le Clichi était dans une quantité raisonnable. A 2000 francs on a d’abord l’impression que c’est rikiki parce que super léger, et puis au bout de 20 minutes à mâchouiller la viande, on change d’avis. Quoique c’est vraiment doux. Les crabes et les escargots ont été mon menu le plus abordable. En quantité et en qualité, on en a eu pour nos billets, le gros crabe poilu à 1000 francs, la brochette d’escargot au même prix.
Vous avez dû remarquer que je n’ai pas pris de poulet, met classique qui est forcément cité quand on parle grillade. C’est que je voulais changer, découvrir. Et j’ai été servie.
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