Située à la riviéra bonoumin, rue du lycée André Malraux, la bâtisse de la Galerie Houkami Guyzagn se dresse de tout son chic et son esthétique dans une ruelle qui ne laisse rien soupçonner du joyau qui s’y trouve.

Par Orphelie Thalmas

Thierry Dia, propriétaire de houkami Guyzagn. Photo : Jeune Afrique

Houkami Guyzagn est l’œuvre de Thierry Dia. Cet informaticien de formation s’est découvert une passion pour le monde de l’Art alors qu’il rencontrait un jeune peintre qui peinait à vivre de son art. Thierry Dia se propose donc de l’aider en lui achetant une œuvre et en utilisant son réseau d’amis pour écouler plus d’une vingtaine de toiles. Les tableaux se vendent et la vocation de Thierry naît. Il décide de s’investir davantage pour la promotion des jeunes talents.

Il crée Houkami Guyzagn en 2000. Installée aux deux Plateaux Vallons, la Galerie a déménagé en fin 2015 dans un plus grand espace, à la hauteur de ses ambitions. Houkami Guyzagn c’est un centre de culture et de détente avec une Galerie qui en est le point central.

En ce même lieu vous trouverez un restaurant lumineux et épuré avec un menu français et africain, un bar classe et chic, avec lumière tamisée et service agréable et toute une gamme de spiritueux, vins, et cocktails.

La Galerie Houkami Guyzagn

A l’arrière-cour se trouve un espace propice aux ateliers de peintures, aux grandes expositions dont les tableaux ne trouveraient pas assez de place dans la Galerie principale, et un atelier de travail pour les peintres. En effet, Houkami Guyzagn a été conçu dans une logique de construction et d’épanouissement de talents. Sur deux étages sont réparties des chambres pour résidence d’artistes. Ils ont une chambre où rester, un atelier où constituer leurs œuvres, et la Galerie pour exposer.

Thierry Dia a mûri ce grand chantier depuis longtemps, recherchant un format qui permettrait de soutenir ses investissements pour l’Art, mais aussi et surtout d’accompagner efficacement les artistes avec qui il travaille.

« Travailler avec les artistes est un sacerdoce » affirme Thierry Dia avec un sourire qui en dit long sur les expériences qu’il a dû traverser pendant plus d’une dizaine d’années dans le domaine. Il aurait pu investir dans d’autres ressources, mais il a choisi l’Art qui le passionne et qui a un grand impact social et même économique dans un contexte qui reste à améliorer.

« Je préfère faire de la haute politique qui est la culture ». Et il s’y sent bien. C’est un hôte agréable et bavard qui ne s’embarrasse point de vanité en évoquant son aventure avec l’Art. « Je n’aurais jamais pu monter un si grand projet sans le soutien de Dieu et de personnes qui m’ont vu commencer et qui ont voulu me soutenir ». C’est aussi pour cette raison qu’il n’hésite pas à faciliter l’accès de Houkami Guyzagn aux jeunes entrepreneurs de l’Art qui recherchent des endroits pour leurs activités.

Houkami signifie « Aide moi » en baoulé, une ethnie du centre de la Côte d’Ivoire. Tout est parti d’une volonté d’aider et l’objectif n’a pas changé. Aujourd’hui le challenge sur lequel Thierry Dia se concentre est l’internationalisation de la Galerie. Avec le concours national doté du Grand Prix Guy Nairay, il est sur la bonne voie. C’est d’ailleurs le seul concours des Arts visuels qui perdure depuis six éditions maintenant. Initié par la Galerie Houkami Guyzagn, il permet de détecter des talents afin de les médiatiser et de les accompagner dans leur carrière.

Se rendre à Houkami Guyzagn vous offre différentes options. Allez-vous visiter une exposition ? Allez-vous manger en famille, Boire un verre entre amis ? A vous de choisir

Categories: Arts visuels

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