Em’kal Eyongakpa (Cameroun), Georgina Maxim (Zimbabwe) et Makouovia Kokou Ferdinand (Togo) ont été pré-sélectionnés pour le premier prix d’art  Henrike Grohs conçu par le Goethe-Institut et la famille Grohs. Le gagnant sera annoncé le 6 mars et récompensé le 13 mars à Abidjan.

Qui est Henrike Grohs et que représente le Prix ?

Henrike Grohs est décédée le 13 mars 2016 lors d’une attaque terroriste en Côte d’Ivoire avec dix-sept autres personnes. Elle a fait des études d’ethnologie et a dirigé le Goethe-Institut à Abidjan de 2013 à sa mort. Elle a cofondé le projet « Next –Intercultural Projects » à la Haus der Kulturen der Welt à Berlin. Entre 2002 et 2009, elle a travaillé comme chef de projet dans le programme d’éducation de l’orchestre philharmonique de Berlin. En 2009, elle a été nommée conseillère en culture et développement du Goethe-Institut en Afrique du Sud. Henrike Grohs avait 51 ans au moment de son décès.

HenrikeGrohs. Photo : Marc-André Schmachtel

Le Prix d’Art Henrike Grohs rend hommage aux réalisations d’Henrike Grohs.  C’est un prix biennal dédié aux artistes qui vivent et travaillent en Afrique et pratiquent dans le domaine des arts visuels. Il s’élève à 20.000 Euros.

Qui sont les artistes finalistes ?

Em’kal Eyongakpa est un artiste multi-disciplinaire qui aborde les histoires vécues, inconnues et collectives à travers une utilisation rituelle de la répétition et de la transformation. Ses idées récentes s’inspirent des systèmes de connaissances indigènes et de l’esthétique, de l’ethnobotanique, de la mycologie appliquée et de la technologie.

Le travail de Georgina Maxim combine le tissage, le travail de couture et l’utilisation de textiles créant des objets qui échappent à la définition. Les robes sont déconstruites et parfois reconstruites pour trouver de nouvelles façons de rendre hommage et de réfléchir à la personne qui possédait le vêtement original.

Dans le travail sculptural et de performance de Makouvia Kokou Ferdinand, il joue avec les frontières et mêle souvenirs, matériaux et références culturelles. S’appuyant sur la culture traditionnelle Mina, son regard sur la société contemporaine est unique, parfois ironique et souvent émouvante.

Kokou Ferdinand Makouvia, Adjogbo, 2016, feutre industriel, résine, céramique. Courtesy Clément Halborn

Quel est l’objectif du Prix ?

Le prix “vise à renforcer les artistes et à les encourager dans leur quête d’un monde de convivialité et de dialogue”, ont déclaré les membres du jury Koyo Kouoh (directeur artistique, RAW Material Company, Dakar), Laurence Bonvin (artiste et représentante de la famille Grohs, Berlin), Raphael Chikukwa (conservateur en chef, National Gallery of Zimbabwe, Harare) et Simon Njami (conservateur, Paris).

Source : Goethe-Institut South Africa

Categories: Arts visuels

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