Il semble que Jacob Bleu soit particulièrement guidé par la notion de mouvement. Les déplacements se trouvent en effet au cœur de ses travaux les plus récents. Le champ lexical en témoigne. Après l’exposition “Nomades”, il présentera “Migrations” à partir du 16 mai à l’Institut français de Côte d’Ivoire.

Par Orphelie Thalmas

A la queue leu leu, Nomades

L’exposition de Jacob Bleu est définitivement un must. L’artiste ivoirien, également connu comme un promoteur culturel effréné, n’avait pas exposé individuellement depuis 2011. Sept années durant lesquelles il a parcouru les rencontres internationales à travers le monde, et en a organisé à l’échelle locale.

Son regard critique sur l’actualité socio-politique a toujours inspiré son discours, son pinceau. Jacob aime le débat, remuer les sens, éveiller la conscience. La notion de mouvement pourrait d’ailleurs faire référence au changement, à la révolution, quitter un point pour un autre, une situation pour une autre jugée meilleure. Alors si Jacob peint les migrations et ses conséquences, il a dans l’idée d’encourager un autre mouvement, un changement.

Shipwreck, Migrations

Son exposition  pourrait contribuer à :

– Susciter l’intérêt des politiques et décideurs sur cette question de plus en plus récurrente qui « brise » des vies afin de contribuer à la recherche de solutions durables.

– Sensibiliser par les Arts, les populations cibles, sur les risques de la migration irrégulière. 

“Migrations” part d’un constat accablant : L’immigration clandestine.

Lorsqu’à un moment donné, on en arrive à se dire  « Il vaut mieux mourir en mer que dans les bras de sa mère sans rien, car ce n’est pas le danger de la traversée qui nous fait peur», c’est que la situation est devenue très grave

Du 16 au 31 mai, il y a aura de la peinture, mais aussi des sons. Rendez-vous est pris !

Categories: Arts visuels

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