La deuxième édition du festival dédiée aux artistes féminines aura lieu du 22 au 24 juin 2018 à l’institut Goethe. Durant ces trois jours, ce sont 19 femmes qui se succéderont sur la scène du Lili women.

Saraï D’hologne, âgée de 25 ans, étudiante en Master 2 Business administration, en fait partie. Pour sa première exposition d’art, elle présentera une série de peintures en compagnie de trois autres artistes plasticiennes. La jeune femme se livre sur son travail, celui de Sartaï son alter-ego.

Par Jackie Edi

Vous êtes peintre, model photo, et égérie de la nouvelle campagne “Vogue de Woodin”. Avez-vous d’autres cordes à votre arc ?

­

En effet. Je suis aussi co-director d’un label de musique appelé Africa mindset.

Comment êtes vous arrivée à la peinture ? Et qu’elle est votre source d’inspiration ?

Il faut dire que je dessinais depuis toujours. J’ai décidé de peindre depuis peu. C’est quelque chose que j’ai toujours pratiqué plus par instinct que par formation vu que je n’ai fréquenté aucune école d’art. J’ai beaucoup négligé ce que je faisais jusqu’à ce que j’aie un déclic.

Je m’inspire de tout ce qui m’arrive ou m’entoure. Je puise l’inspiration dans mes émotions… Je n’ai pas de muse principalement. Je rêve un peu partout…

Vous avez récemment démissionné de votre boulot pour louer un atelier et vous consacrer à la peinture. Pourquoi ce pari ?

Je ne dirai pas que c’est un pari. J’ai plutôt décidé d’arrêter de me mentir a moi même et de faire ce que je veux vraiment. Ma plus grande peur c’est d’avoir des regrets et je ne veux pas en avoir sans avoir essayé même si je suis consciente du fait que ce ne sera pas facile.

Vous avez réalisé la peinture de décoration du centre Eulis. Préférez-vous la peinture murale ou la peinture sur toile ?

La peinture murale au centre Eulis était en quelque sorte un défi à relever. Mon amie Mireille Silue me l’a proposé. Au départ je doutais un peu vu que c’était une première. Elle m’a tellement encouragé que je me suis lancée. C’était la première fois pour moi de travailler sur un tel support mais au final on s’est dit « eh mais en fait c’est pas si mal ! » (rires)

Mais si je dois trancher je dirai que pour le moment je me sens plus libre sur une toile.

Comment définiriez-vous votre travail ?

Je dirais que je suis beaucoup dans l’abstrait. Je n’aime pas la routine et ce qu’on a déjà vu. J’essaie de me démarquer et de créer quelque chose de nouveau. Il faut arriver à personnaliser ses toiles même si tout artiste tire son inspiration d’ailleurs. Je vais au feeling sur une toile. Je n’aime pas les restrictions donc j’aime pouvoir m’exprimer librement quand je tiens un pinceau sans me préoccuper de si les autres vont comprendre ou accepter ce que je fais. C’est un moyen d’évasion et d’expression j’aime dire que Sartaï c’est une bouffée «d’art » frais (rires)

Votre pseudo d’artiste est Sartai. D’où vient t-il ?

Sartaï est une combinaison de mon prénom « Saraï » et du mot « art » : sARTaï

Vous évoluez aussi dans l’industrie de la musique. Pouvez vous nous en dire plus ?

Comme je disais plus haut, je suis co-directrice d’un label de musique appelé Africa mindset. J’interviens en tant que conseillère en image et directrice artistique du duo féminin Nafasi.

Dans la peinture, vous avez opté pour l’art abstrait et des dessins de femmes nues, pourquoi ce choix ?

J’aime sortir du train-train quotidien. On dit que je dessine trop de femmes nues mais je trouve la femme tellement belle .. Ne dit-on pas que « GOD is the best artist » J’aimerai que les gens autour de moi voient à travers mes yeux.

Parlons du festival Lili Women auquel vous êtes en tête d’affiche, qu’est ce que Vous nous servirez lors de ce festival ? Est ce Votre première exposition ?

En effet c’est ma toute première exposition et je suis flattée de participer à cette deuxième édition en tant que femme, mais aussi en tant qu’artiste peintre.

Quant à ce que je vous réserve je préfère vous laissez deviner .. venez seulement (rires)

Opterez-vous pour une série de tableaux qui suivrait une réflexion précise, ou une diversité de tableaux avec des réflexions propres ?

Il y aura une présentation de tableaux. Et les tableaux rejoindront un thème bien propre au festival. La femme sera mise en avant.

Pour finir, quels sont vos projets d’avenir avec la peinture ?

Je compte concilier art et entrepreneuriat. Briser certains stéréotypes et montrer qu’on peut vivre de son art surtout en Afrique ou ce domaine n’est pas considéré a sa juste valeur, ou l’artiste ne vit pas de son art et est constamment jugé.

 

 

Categories: Arts visuels

One comment

Sartaï : Peintre de ses émotions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *