Zazza’s story a fait son retour sur les planches, avec quelques nouveaux comédiens, dans une salle plus grande à Abidjan. La trame présageait du suspens et des rebondissements. Nous avons été plus ou moins bien servis ce mardi 23 octobre au Majestic Ivoire.

Par Orphelie et Ange Patrick

Plus, parce qu’on a adoré le décor lumineux, pop et chic. Parce qu’on a apprécié voir Oualas exercer toute son aura de comédien sur la représentation. Parce que Son épouse brillait par son éloquence et l’assurance dans le ton. Parce que le fil conducteur ne s’est pas laissé parasiter par les quelques instants de dispersion dans le scénario. Parce que le personnage de Juda, ami de Oualas était crédible dans l’apparence et les ambivalences de sa personnalité. Parce que Zazza a assuré sa mission qui était de nous faire nous esclaffer de rire et nous attendrir aussi. Eddy Dagher a été un comédien convaincant sans complexe.

Moins parce qu’on se demande encore si faire du personnage de la maîtresse une camerounaise était une bonne idée tant l’accent est incertain et trop présent/pesant (Quoique la caricature reste un ingrédient incontournable du théâtre). Parce que Parce que Barabas et Dieunedort apparaissaient comme des pièces forcées dans un puzzle. Parce que le dernier acte qui part sur une sorte d’allégorie tirée de la Bible laisse finalement une sensation de pétard mouillé.

Nous avons connu de bons instants avec Zazza’story. Le rythme difficilement soutenu et les vannes parfois pas très abouties auraient pu mettre à mal notre enthousiasme, mais c’était sans compter les rebondissements qui ont bien rattrapé le coup.

Rendez-vous le 24 et le 25 octobre au Majestic Ivoire pour vous faire une idée de la pièce du constant Abass Zein.

Categories: Arts scéniques

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