Inspiré par des faits marquants de l’histoire de l’Afrique et de la Côte d’Ivoire, la peinture de Waddall s’illustre comme un livre chronologique des grande lignes de la vie du continent noir.

Par Cédric Kouao

“Transformation”, c’est le thème des nouvelles oeuvres du peintre Waddall. Des oeuvres qui respirent l’histoire africaine et pointent le projecteur sur la Côte d’Ivoire. C’est un style particulier, utilisant de la peinture et des débris d’objets recyclables qui permettent à l’artiste de pouvoir traduire l’histoire de son continent. C’est la troisième exposition que le peintre organise.

Le vernissage de cette dernière exposition s’est fait le samedi 13 avril dernier à Sol Béni. Un vernissage dont le maire de Zuénoula, Olivier Djé Bi Djé fut l’honorable parrain. Les amoureux de l’art se sont laissés séduire puis éduqués par les œuvres du peintre Waddall qui a élu domicile à Paris depuis 2000.

Il revient à Abidjan pour cette exposition pour la deuxième fois après sa migration.

Pour Waddall, l’Afrique est le continent le plus riche du monde. Cela pourrait sembler absurde mais le peintre se justifie en mentionnant le fait que le continent regorge de nombreux ressources naturelles et des matières grises qui devraient positionner l’Afrique au dessus des autres continents.

“Transformation”, c’est aussi un ras-le-bol de Waddall. Entre les couleurs de ses œuvres, ce sont des frustrations qui s’y cachent. Des frustrations qui portent la marque du laxisme des africains face au changement qui s’opère dans le monde et dont ils sont spectateurs. Les différents tableaux montrent que les noirs sont et ont toujours été capables de réaliser de grandes choses dans ce monde.

Pour illustrer parfaitement ses pensées d’africaniste, Waddall utilise la technique du célèbre peintre américain, Jean-Michel Basquiat. Une technique qui porte le nom de ce dernier. Notons que la Côte d’Ivoire est le premier pays africain que le peintre américain a visité.

Il utilise aussi l’art bantou. Ses oeuvres sont presque des énigmes parfois difficiles à résoudre mais, beau à regarder.

Lors de ce vernissage, l’on n’a pas seulement dévorer des yeux les tableaux de l’artiste mais l’on a aussi revécu l’histoire de la culture noire pour ceux qui la connaissaient déjà et découvert l’histoire pour ceux qui l’a rencontraient pour la première fois.

L’exposition est en cours à Sol Béni, jusqu’au 20 avril prochain. Faites-y un tour !


Categories: Arts visuels

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